Autopsie d'une femme plate

Autopsie d'une femme plate
« J’aime quelqu’un d’autre. »

Ma tête s’est remplie de sang. Mes yeux, sous la poussée, ont vibré dans leur orbite ; quelques millilitres de plus et ils s’exorbitaient. Ça m’a paru tellement insensé que j’ai jeté un oeil à la télé en souhaitant que les mots viennent d’ailleurs. Mais les deux vedettes qui essayaient de fourrer un poulet au prosciutto riaient à gorge déployée. Elles ne parlaient pas de désamour.

« Diane… je voulais pas… c’est pas toi, mais… ouffff… »

Ainsi débute Autopsie d’une femme plate. Quelques jours avant les festivités marquant leur vingt-cinquième anniversaire de mariage, Diane Delaunais, quarante-huit ans, est délaissée par son mari, parti vivre une histoire d’amour avec « quelqu’un d’autre (sexe non déterminé, mais prévisible) », assurément plus jeune. Une histoire banale ? Pas vraiment... puisqu’elle est racontée par Marie-Renée Lavoie avec le sens de l’observation et la grande vivacité d’esprit qu’on lui connaît, le tout agrémenté d’une bonne dose d’humour et de tendresse.